SUN est une actrice et musicienne franco-allemande ayant récemment enflammé les arenas en première partie de l’ultime tournée de Shaka Ponk. Sur scène, elle débarque avec une sacrée présence : longs cheveux blonds au vent, vêtue d’une robe digne d’un conte de fées, elle a une allure de Princesse Peach mais méfiez-vous : elle n’a besoin d’être sauvée par personne et met des kicks dans la figure avec ses riffs explosifs autant que ses bottes montantes à plateformes.
La chanteuse et guitariste a sorti ce vendredi 9 mai, après deux EPs, son premier album intitulé KRYSTAL METAL. Il s’agit d’un album multigenres, la musicienne décrivant elle-même sa musique comme de la « brutal pop » : un mélange de pop et de rock dont les riffs sont bien souvent empruntés au metal.
Une énergie punk en studio mais encore plus sur scène, la fraîcheur pailletée d’une pop mélodique alliée aux lourds riffs metal : c’est ce qui constitue SUN et son premier disque KRYSTAL METAL, dont est tiré le titre éponyme suivant, accompagné de son clip :
L’album s’ouvre avec Free Your Soul sur une tornade de riffs, de hurlements metal et de vocalises pop, histoire de bien poser le cadre. La voix grave et rauque de Karoline Rose Sun est un plaisir pour les oreilles mais ne vous y habituez pas trop : sur Painful Attraction et ses rythmes zouk comme sur le reste de l’album, le growl metal revient régulièrement aux moments où l’on s’y attend le moins… donc les mieux choisis.
Ce premier LP est très bien équilibré dans son rythme comme dans ses arrangements : SUN maîtrise son chant et sa voix, ses envolées intenses nous emportent comme sur Warrior Riot Grrrl et My Funeral, ce dernier morceau sachant parfaitement nous cueillir avant le « Gros bâtard » final, assez marrant si vous ne vous sentez pas directement visé. Ben oui, si SUN ne vous invite pas à ses funérailles, ce n’est sûrement pas pour rien…
Le superbe et émouvant titre Blood fait monter la tension avec la cascade guitaresque et les mantras répétés « Blood means nothing to me anymore » et « There is no family where there is no respect » avant le cri primal explosif où l’on ressent une vraie libération.
Ce premier album très réussi se termine sur le tonitruant Come Clean, parce qu’on en a raz-le-bol des menteurs et menteuses toxiques dans nos vies.
Si vous aimez la pop, le rock, le metal et la fusion des genres, enfilez donc votre casque, ou allumez vos enceintes pour en faire profiter vos voisin(e)s. S’ils aiment, vous vous êtes peut-être fait de nouveaux ami(e)s. S’ils n’aiment pas, changez de voisin(e)s.

