Yoko ? Oh No ! sort « Merde in France » (EP)

D’un côté, il y a le re-re-revival post-punk, avec des mélodies plus longues, du rock progressif qui mêle punk, jazz et noise, allongeant naturellement les morceaux. De l’autre, il y a des groupes comme Yoko ? Oh No ! avec son EP Merde in France et ses titres aussi peu subtils qu’efficaces, qui ne dépassent pas deux minutes trente.

Les bordelais de Yoko ? Oh No ! jouent avec les codes du punk, dès le premier titre, Blow Up, qui évoque du Green Day. La chanson est une locomotive lancée à toute allure, qui se crasherait contre un mur tellement elle s’arrête aussi brusquement qu’elle a débuté.

Les mélodies pop ne sont jamais loin, avec des harmonies qui font parfois penser aux Beatles comme sur Please Believe in You. Globalement, l’EP de quatre morceaux consume nos oreilles et notre cerveau avant même que ceux-ci n’aient fini de le consommer. C’est dire la vitesse à laquelle les morceaux filent, dans une frénésie qui donne envie de sautiller et de se jeter contre ses voisins dans le bar du coin, les pieds qui collent sur le parquet plein de bière. En plus il y a l’autre abruti qui reprend pour la millionième fois Wonderwall, parce qu’il n’existe que ce morceau facile à jouer sur Terre depuis que la musique est née. Yoko ? Oh No ! n’hésite pas à dénoncer cela sur son titre Wonderwall Player et à dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Merde in France s’achève par une chanson rendant hommage à Luce Alazard, cet ami qui vit à 200 à l’heure, guitariste et barman qui ne voit ni la lumière du jour ni le sommeil réparateur des huit heures de dodo recommandées par nuit.

En somme, cet EP est un joyeux bordel décomplexé de huit minutes pour quatre morceaux, idéal pour se motiver joyeusement, débuter la journée, boire des bières entre ami(e)s sur les quais, ou encore calculer la cuisson de vos pâtes al dente.